

Nourrir au quotidien
L'alimentation de tous les jours, avant les soins : quelle herbe, quel foin, quelles plantes au pré, et comment faire quand l'été sèche tout.
En bref
Un cheval est fait pour mâcher des fibres une grande partie de la journée. Le foin et l'herbe sont donc la base, et de loin : comptez au moins 1,5 kg de matière sèche pour 100 kg de cheval et par jour, soit environ 8 à 9 kg de foin pour un cheval de 500 kg. Un estomac qui reste vide trop longtemps favorise les ulcères : répartissez le foin sur toute la journée. Les plantes fourragères et les haies viennent ensuite. Elles apportent de la variété et aident à passer un été sec, mais ne remplacent jamais le foin.
Par ordre d'importance

2. Bien choisir son foinReconnaissez-le à l'odeur, à la couleur et au toucher : il sent l'herbe sèche, reste souple et ne fait pas de poussière. Écartez tout foin moisi. Une analyse, si possible, indique sa vraie valeur et ses sucres, utile pour un cheval au régime ou sensible.Découvrir ›
3. Plantes fourragèresLuzerne, sainfoin, plantain, chicorée : de la variété et parfois des protéines en plus, jamais un remplacement du foin. Pour la luzerne, visez un rapport calcium/phosphore d'environ 2 pour 1 sur toute la ration, jamais au-dessus de 3 pour 1.Découvrir ›
4. Haies et arbresQuelques bouchées en plus, utiles quand l'herbe manque. Feuilles et rameaux à brouter le long du pré occupent le cheval et tiennent mieux les étés secs. Ils diversifient la ration, sans jamais remplacer l'herbe ni le foin.Découvrir ›
Notre approche
Dans la nature, un cheval marche, cherche et choisit : une bouchée d'herbe, une feuille, un rameau. Dès que c'est possible, enrichissez votre pré : des arbres pour l'ombre, des haies fourragères à brouter, des coins de cueillette et des chemins. Ils tiennent mieux les étés secs et diversifient la ration, sans jamais remplacer l'herbe ni le foin.
Aménager son espace ›Les guides
GuidePréparer son pré à la sécheresseEspèces qui résistent, pâturage d'été, quand l'herbe manque.Lire ›
GuideFaire tourner ses présParcelles, hauteur d'herbe, sucres et repos du pré.Lire ›
GuideUn paddock à brouterHaies, arbustes et branches pour diversifier la ration.Lire ›
GuideLa luzerne pour compléter la rationPour qui, sous quelle forme, et est-ce vraiment rentable ?Lire ›
GuideDes branches et un coin de cueillette au boxQuelles branches cueillir, comment les accrocher, même en convalescence.Lire ›
GuideLes haies fourragèresQuelles essences, combien, comment protéger.Lire ›
GuideReconnaître un bon foinOdeur, poussière, couleur, feuilles, puis lire son analyse.Lire ›FAQ
Au moins 1,5 kg de matière sèche pour 100 kg de cheval et par jour, soit environ 8 à 9 kg de foin pour un cheval de 500 kg. Même pour un cheval au régime, ne descendez pas sous 1 kg pour 100 kg. Répartissez le foin sur la journée : un estomac vide trop longtemps favorise les ulcères. Ajustez ensuite avec votre vétérinaire selon l'état et le travail du cheval.
Le cheval est fait pour manger par petites quantités presque toute la journée. Plutôt qu'une grosse ration le soir, donnez plusieurs repas ou laissez du foin à disposition : un estomac vide trop longtemps favorise les ulcères. Un filet à foin à petites mailles ralentit l'ingestion et fait durer la ration, surtout au box. Voir aussi : enrichir le box du cheval
Réduisez la quantité sans jamais descendre sous 1 kg de matière sèche pour 100 kg de cheval et par jour : le priver de foin expose aux ulcères. Choisissez plutôt un foin moins riche, si possible analysé, et ralentissez l'ingestion avec un filet à foin. Pas de céréales, et fixez l'objectif de poids avec votre vétérinaire. Voir aussi : reconnaître un bon foin
Le sel doit rester à disposition toute l'année, en pierre à lécher ou en vrac, surtout l'été quand le cheval transpire. Le foin et l'herbe ne couvrent pas toujours tous les besoins en minéraux. L'analyse du foin aide à choisir un complément minéral adapté, à valider avec votre vétérinaire. Voir aussi : lire l'analyse de son foin
D'eau propre à volonté, toute l'année : un cheval qui mange du foin boit davantage qu'au pré. Un cheval qui boit trop peu, par exemple l'hiver quand l'eau est froide ou gelée, risque des coliques. Vérifiez chaque jour l'abreuvoir, et en été sec le niveau et la propreté du point d'eau. Voir aussi : préparer son pré à la sécheresse
Progressivement, sur plusieurs semaines : un peu de temps au pré chaque jour au début, du foin à côté, puis allongez peu à peu. L'herbe de printemps est riche en sucres, ce qui expose les chevaux sensibles à la fourbure. Pour un cheval au régime, atteint du SME ou sujet à la fourbure, limitez l'accès et faites tourner les parcelles. Voir aussi : faire tourner ses prés
Seulement si le foin ne suffit pas, par exemple pour une jument qui allaite, un jeune, un cheval au travail ou un cheval maigre. C'est un complément, jamais un remplacement du foin. Elle est riche en calcium : visez un rapport calcium/phosphore d'environ 2 pour 1 sur toute la ration, jamais au-dessus de 3 pour 1. Voir aussi : la luzerne pour compléter la ration
Non. Elles complètent et diversifient ; remplacer le foin demanderait des quantités irréalistes. Le foin et l'herbe restent la base de la ration, au moins 1,5 kg de matière sèche pour 100 kg de cheval et par jour.
Dans la prairie, le plantain, la chicorée et le sainfoin apportent de la variété. En bordure, une haie fourragère offre des feuilles et des rameaux à brouter, utiles quand l'herbe manque. Toutes complètent la ration sans remplacer l'herbe ni le foin. Voir aussi : planter une haie fourragère
Oui en général, en complément de la ration ; il est riche en protéines. Introduisez-le progressivement et gardez le foin comme base.