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La fourbure est une affection douloureuse et potentiellement grave qui affecte les sabots des chevaux. Elle se manifeste par une inflammation des structures internes du sabot, entraînant douleur, boiterie, et dans les cas graves, des dommages irréversibles.
Si votre cheval refuse d'avancer, déplace son poids d'un pied à l'autre, campe les antérieurs vers l'avant pour soulager les talons, ou présente des sabots chauds avec un pouls digité marqué, il s'agit d'une urgence.
La fourbure (ou laminitis en anglais) est une inflammation des lamelles du pied, ces structures microscopiques en forme de feuillets qui relient la paroi cornée du sabot à la troisième phalange, l'os situé à l'intérieur du pied.
Ces lamelles sont soumises en permanence à la tension générée par le poids du cheval. Quand elles s'enflamment, leur tissu conjonctif s'affaiblit, l'attache lâche, et la troisième phalange perd son accroche. Deux issues sont alors possibles :
La fourbure peut toucher un seul pied (souvent lors d'une surcharge mécanique) ou les quatre simultanément, mais elle affecte le plus fréquemment les antérieurs, qui supportent naturellement 60 % du poids du cheval.
Les symptômes varient selon la gravité. L'échelle d'Obel, utilisée par les vétérinaires, classe la fourbure en 4 stades :
Autres signes à surveiller : chaleur anormale des sabots atteints, pouls digité marqué (on sent les artères battre fort au niveau du paturon), réaction douloureuse à la pince à sonder sur la sole, tremblements musculaires au niveau des épaules.
C'est la fenêtre critique. Les lamelles sont enflammées mais encore en place. L'objectif est de stopper l'inflammation avant que l'attache ne cède. Traitement par anti-inflammatoires (phénylbutazone ou flunixine sur prescription), cryothérapie continue, immobilisation stricte, litière profonde.
Si la crise a été jugulée à temps, le cheval commence à se déplacer plus facilement. Attention : l'absence de douleur ne signifie pas la guérison. Les lamelles restent fragiles plusieurs semaines. Le cheval doit rester au box avec parage correctif progressif.
Si la phalange a bougé, on parle de fourbure chronique. Le pronostic dépend alors de l'ampleur de la rotation ou de la bascule, visible à la radiographie. Le suivi maréchalerie devient central : ferrures orthopédiques spécifiques (fers à planche, fers inversés, plaques de protection) adaptées à chaque pied.
La littérature vétérinaire actuelle (études IFCE et RESPE) montre que les causes métaboliques et endocriniennes représentent 70 à 90 % des cas de fourbure en clientèle. L'image populaire du « cheval qui a trop mangé d'herbe » est réductrice : c'est presque toujours un terrain métabolique sous-jacent qui fait déclencher la crise quand le cheval accède à une herbe riche.
Un cheval qui boite fortement d'un membre reporte tout son poids sur le membre opposé. Au bout de plusieurs jours ou semaines, ce membre « sain » peut développer une fourbure de surcharge. C'est une complication redoutée des fractures et des tendinites graves.
L'administration prolongée ou à forte dose de corticoïdes (injections articulaires, traitements de dermatite chronique) peut déclencher une fourbure. À discuter systématiquement avec le vétérinaire avant un traitement long.
L'alimentation est le levier n°1 pour récupérer et prévenir les rechutes. Les principes fondamentaux :
En phase aiguë, le vétérinaire et le maréchal travaillent ensemble pour soulager les lamelles :
Les plantes décrites ci-dessous interviennent en complément du protocole vétérinaire et alimentaire, jamais en remplacement. Certaines présentent des précautions d'emploi qu'il faut connaître.
Plante salicylée par excellence, elle contient des dérivés de l'acide salicylique (l'ancêtre de l'aspirine). Action anti-inflammatoire et antalgique via l'inhibition des prostaglandines. Traditionnellement utilisée pour les douleurs articulaires et lamellaires.
⚠️ Précaution majeure : ne jamais associer à des anti-inflammatoires vétérinaires (phénylbutazone, flunixine, méloxicam) — l'effet additif augmente le risque d'ulcérations gastriques et de toxicité rénale. À utiliser soit en relais, soit en prévention, toujours en coordination avec votre vétérinaire.
Ses feuilles concentrent des OPC (oligomères proanthocyanidoliques), des flavonoïdes qui renforcent la résistance des capillaires et améliorent la microcirculation du pied. Particulièrement utile en phase de convalescence et de prévention des rechutes. La vigne rouge contribue à restaurer la vascularisation lamellaire et à évacuer les médiateurs inflammatoires résiduels.
Plante d'Afrique de l'Ouest, riche en flavonoïdes (chrysoeriol) et saponines. Triple action pertinente pour la fourbure : microcirculation (active le retour veineux digital), drainage lymphatique, et protection hépatique. Cette dimension hépatique est intéressante quand la fourbure est liée à un terrain métabolique : le foie est souvent surchargé par l'insulinorésistance.
Cette algue rouge calcifiée est naturellement riche en carbonate de calcium et de magnésium. Elle tamponne l'acidité métabolique, phénomène clé dans les fourbures d'origine alimentaire où l'excès de fermentation dans le gros intestin entraîne une acidose systémique. À intégrer à la ration en poudre pendant toute la phase de récupération.
Sa silymarine est l'hépatoprotecteur végétal le mieux documenté. Indiqué particulièrement chez les chevaux fourbus de terrain métabolique (SME, Cushing) dont le foie est chroniquement sollicité par l'insulinorésistance, et chez ceux recevant des traitements longs (corticoïdes, pergolide). Il soutient la fonction hépatique sans interférer avec les médicaments.
Ses harpagosides ont une action antalgique et anti-inflammatoire démontrée, utile pour accompagner la douleur des fourbures chroniques.
⚠️ Précaution : l'harpagophytum peut irriter la muqueuse gastrique. Or, les chevaux fourbus présentent fréquemment des ulcères gastriques concomitants, liés au stress, au confinement et aux anti-inflammatoires vétérinaires. À éviter en phase aiguë et chez les chevaux à antécédent d'ulcères. À n'utiliser qu'en phase chronique, hors épisode douloureux aigu, et en coordination vétérinaire.
La fourbure récidive chez un cheval à terrain non maîtrisé. La prévention passe par trois piliers :
Une fourbure prise au stade 1 ou 2, traitée dans les 24 premières heures, peut évoluer favorablement sans séquelle. Passé 72 heures sans prise en charge, le risque de rotation de la phalange augmente fortement, et les séquelles deviennent probables. L'élément déterminant est le délai d'intervention.
La phase aiguë dure 3 à 7 jours. La phase subaiguë et la convalescence active prennent 4 à 8 semaines. En cas de fourbure chronique avec rotation, la rééducation peut s'étendre sur 6 à 12 mois, voire devenir un suivi à vie selon le degré de déformation.
Oui, mais jamais en libre accès. La remise se fait par paliers, avec muselière broute-frein, aux heures où les fructanes sont au plus bas (fin de nuit jusqu'à 10 h du matin, hors journées très ensoleillées). Un cheval avec antécédent de fourbure doit être considéré à risque à vie.
Non, jamais. La fourbure en phase aiguë est une urgence médicale. Les plantes apportent un soutien en phase de convalescence (microcirculation, drainage, protection hépatique) et en prévention, mais ne remplacent ni les anti-inflammatoires, ni la cryothérapie, ni le parage correctif.
Faire dépister un éventuel Cushing ou syndrome métabolique (prises de sang ciblées). Adapter l'alimentation durablement (moins de 10 % de NSC), contrôler le poids, limiter le pâturage avec muselière, maintenir une activité régulière. Une cure saisonnière de vigne rouge et chrysantellum au printemps et à l'automne peut soutenir la microcirculation.
Voici les plantes les plus reconnues en phytothérapie équine pour accompagner cette pathologie. Consulter la fiche plante pour plus d'informations sur son administration.

La phytothérapie équine offre de nombreuses solutions naturelles pour le bien-être des chevaux, parmi lesquelles le Chardon Marie (Silybum marianum) se distingue par ses vertus exceptionnelles. Cette plante médicinale est réputée pour ses effets bénéfiques sur le foie des équidés.

Le lithothamne est bien plus qu’une source de calcium. Découvrez ses bienfaits sur le pH gastrique et colique, la minéralisation osseuse, et son rôle préventif documenté pour les chevaux à risque.

Le Chrysantellum Americanum, une plante herbacée originaire de Bolivie et du Pérou, est reconnue pour son efficacité en cas d'engorgement et de troubles circulatoires, particulièrement au niveau du sabot chez les chevaux. Cette plante, également répandue à l'état sauvage en Afrique, est appréciée pour ses propriétés circulatoires et hépatoprotectrices.

La vigne rouge (Vitis vinifera) est une plante riche en bienfaits pour les chevaux, reconnue pour sa capacité à améliorer la circulation sanguine et à renforcer la santé vasculaire. En phytothérapie équine, elle est utilisée pour ses propriétés veinotoniques, angioprotectrices, antioxydantes, astringentes et hémostatiques.

La reine des prés est utilisée en phytothérapie équine pour ses propriétés fébrifuges, antalgiques, anti-inflammatoires, diurétiques, et comme fluidifiant sanguin. Ces multiples bienfaits en font une plante précieuse pour la santé des chevaux

L’harpagophytum est la plante anti-inflammatoire de référence en phytothérapie équine. Dosage par profil, bienfaits, précautions, qualité du produit et FAQ complète.