

Aménager son espace
Prairie qui tient la sécheresse, paddock d'hiver sans boue, piste pour faire bouger, haies à brouter, box plus vivant : faire plus avec l'espace que l'on a.
En bref
Un bon pré n'est pas seulement un grand carré vert d'herbe. Aménager son espace, c'est organiser le pré, qui nourrit, et le paddock, qui accueille le cheval quand le pré doit se reposer, puis les enrichir dès que c'est possible : arbres, haies fourragères, coins de cueillette et chemins. Bien pensés, ils font bouger le cheval, limitent la boue, protègent l'herbe et tiennent mieux les étés secs.
Les prés
01Une prairie qui tient la sécheresseEspèces à racines profondes : dactyle, fétuque élevée, luzerne, sainfoin, chicorée, plantain.Nourrir au quotidien ›
02Des haies et des arbres à brouterNoisetier, aubépine, saule, tilleul, mûrier : de l'ombre, de quoi brouter, de la variété en été.Les essences à planter ›
03Des alternatives quand le foin manqueCe qui peut compléter, ce qui ne peut pas, et à quel prix.Nourrir au quotidien ›
Astuce gratuiteRegarnir son pré avec la fleur de foinLes graines du fond du grenier, ou un transfert de foin vert : comment faire, et le piège à éviter.Lire ›Les paddocks
GuideLe paddock d'hiver sans boueSols stabilisés, drainage, zones d'alimentation : sauver le pré pendant les mois humides.
GuideLa piste autour du préUn circuit qui fait marcher le cheval entre l'eau, le foin et l'abri. Inspiré du concept Paddock Paradise de Jaime Jackson.
GuideAu box : des branches et un coin de cueilletteQuelques branches et des plantes à chercher pour rendre le box plus vivant.
Le paddock à brouter
Des pistes, des haies, des arbres et des zones variées, pour que le cheval marche et choisisse ce qu'il mange. Le concept a été popularisé aux Pays-Bas par Femke Dölle sous le nom Browsing Paddock®.
Un espace pensé pour reproduire la vie d'un cheval à l'état naturel : bouger toute la journée, brouter et grignoter des végétaux variés, vivre en groupe. Il combine prairie, haies, arbustes et zones de sol différentes.
Pour aller plus loin, le travail de Femke Dölle et son Browsing Paddock® est la référence du genre.
Découvrir le Browsing Paddock® de Femke Dölle ›Les guides
GuideCréer un paddock à brouterPistes, haies, zones, étape par étape
GuidePlanter une haie fourragèreEssences, densité, protection
GuidePréparer son pré à la sécheresseEspèces, ombre, eau, rotation
GuideUn paddock d'hiver sans boueSols, drainage, abri
GuideCréer une piste autour du préFaire bouger le cheval
GuideFaire tourner ses présRepos, rotation, chargementChoisir ses essences
Ils couvrent seulement une petite part de la ration, même avec beaucoup d'arbres adultes : les ligneux complètent, ils ne remplacent pas le foin.
De novembre à mars, hors gel, en racines nues.
Pour laisser le pré se reposer quand le sol est détrempé : un pré piétiné en hiver repousse mal au printemps.
Le principe est simple : une piste clôturée fait le tour du pré, et le cheval marche pour aller de l'eau au foin, à l'abri et aux coins de cueillette. On peut commencer avec une clôture électrique mobile, en gardant le centre du pré au repos. Le guide explique comment tracer la piste, choisir le sol et placer les points d'eau et de foin. Lire le guide de la piste autour du pré ›
C'est un paddock ou un bout de pré planté d'arbres, d'arbustes et de haies que le cheval peut grignoter en plus de l'herbe et du foin. Il apporte de la variété, de l'ombre et de l'occupation, même sur une petite surface. Le guide détaille les essences à choisir et la façon de protéger les jeunes plants. Lire le guide du paddock à brouter ›
L'aubépine, le noisetier, le saule et le frêne sont de bons choix : le cheval peut en grignoter les feuilles et les rameaux sans danger. Plantés en haie ou en bosquet, ils donnent aussi de l'ombre en été et un abri contre le vent et la pluie. À l'inverse, l'if, l'érable sycomore et le troène n'ont rien à faire à portée de dents. Planter une haie fourragère ›
Parmi les plus dangereuses : l'if, le séneçon de Jacob, le laurier-cerise, le thuya, le buis et les graines d'érable sycomore, en cause dans la myopathie atypique. Le plus sûr est de faire le tour des clôtures et des haies voisines, et d'arracher les plantes à risque avant qu'elles ne s'installent. Un pré trop ras pousse aussi le cheval à goûter ce qu'il laisserait d'habitude. Toutes les plantes toxiques pour le cheval ›
La boue se forme là où les chevaux piétinent le plus : autour du foin, de l'eau, de l'abri et des portes. Stabiliser ces zones, déplacer régulièrement les râteliers et fermer les parties détrempées du pré change déjà beaucoup. Le guide passe en revue les solutions de sol et d'organisation. Un paddock d'hiver sans boue ›
Il n'existe pas de chiffre valable partout : tout dépend du sol, de la pousse et de la saison. Les signes qui ne trompent pas : herbe rasée par plaques, sol nu, chardons et rumex qui gagnent du terrain, besoin de foin de plus en plus tôt. Diviser le pré en parcelles et les faire tourner permet à l'herbe de repousser avant le prochain passage. Faire tourner ses prés ›
Le foin peut être réparti en plusieurs points ou servi en filet à petites mailles, pour que le cheval mange plus lentement. Des branches à grignoter, des herbes séchées à trier et une vue sur ses congénères occupent aussi ses heures au box. Le guide propose des idées simples à mettre en place. Enrichir le box du cheval ›
Mieux vaut sortir les chevaux d'une parcelle avant qu'elle soit rasée : une herbe trop courte repart mal quand la pluie revient. Un paddock ou une zone de repli avec du foin et de l'ombre protège le pré pendant les semaines sèches. C'est aussi le moment de surveiller les plantes toxiques, que le cheval goûte plus volontiers faute d'herbe. Le pré en période de sécheresse ›