Les 5 réflexes pour l'automne
2. Cure détox et soutien digestif.
3. Hygiène quotidienne : brossage, pieds, abri.
4. Soutien articulaire (harpagophytum, curcuma).
5. Renforcer l’immunité (ortie, échinacée).

Le passage à l'automne cumule les facteurs de stress pour l'organisme du cheval : changement d'alimentation, humidité, rentrée au box, chute des températures et bouleversement hormonal. Certaines pathologies reviennent chaque année à cette période ; les connaître, c'est pouvoir les anticiper.
Le passage de l'herbe au foin, la baisse de consommation d'eau froide et les changements alimentaires trop brutaux favorisent les coliques d'engorgement. La prévention tient en deux gestes : une transition étalée sur deux à trois semaines et une eau propre disponible en permanence. Voir la page coliques.
L'automne correspond à un pic saisonnier naturel du taux d'ACTH, surtout chez les poneys. Les chevaux âgés ou atteints de Cushing y sont plus fragiles, avec un risque accru de fourbure. Surveillez les chevaux prédisposés et limitez l'accès à l'herbe riche ou gelée.
L'humidité et la boue macèrent la peau des paturons et favorisent la gale de boue : croûtes et rougeurs sur les membres. La prévention passe avant tout par des paturons gardés au sec.
Le retour au box, le foin poussiéreux et une ventilation insuffisante irritent les voies respiratoires : toux, jetage, voire asthme équin chez les chevaux sensibles. Aérez le box, humidifiez le foin et maximisez la sortie au pré.
Le froid et l'humidité accentuent les douleurs d'arthrose, surtout chez les chevaux âgés ou de sport. Gardez le cheval en mouvement et soutenez le confort articulaire avant l'hiver.
À la fermeture des prés, l'automne est l'un des deux moments clés de vermifugation de l'année, ciblant notamment les petits strongles et le ténia. Le choix de la molécule se fait avec le vétérinaire, idéalement après coproscopie. La phytothérapie soutient le terrain digestif mais ne remplace pas un vermifuge.
Les plantes accompagnent, elles ne remplacent jamais l'avis du vétérinaire : toute suspicion de colique, de fourbure ou de détresse respiratoire reste une urgence.
L'été 2026 a été marqué par une sécheresse et des canicules historiques : prairies grillées, pousse d'herbe quasi inexistante, et de nombreux chevaux passés au foin bien plus tôt que d'habitude.
L'herbe qui repart maintenant est une herbe de repousse : jeune, très verte, gorgée d'eau et de sucres, mais pauvre en fibres. Deux risques se cumulent cette année : le retour brutal à cette herbe riche après des semaines de foin favorise coliques et diarrhées, et une herbe de repousse riche en sucres expose davantage les chevaux prédisposés à la fourbure.
Nos réflexes pour cet automne : réintroduire l'herbe de repousse très progressivement en limitant d'abord le temps de pâture, garder du foin à disposition pour l'apport de fibres, et surveiller de près les chevaux sujets à la fourbure sur cette herbe jeune.
Une cure d'automne bien menée nettoie l'organisme après l'été et le renforce avant les mois difficiles. Quelques gestes répartis sur la saison valent mieux qu'une intervention en urgence en plein hiver.
Le passage de l'herbe au foin doit être progressif, sur deux à trois semaines, avec un foin de qualité en continu et une eau propre à volonté. C'est la première prévention des coliques.
Après une saison d'herbe riche, une cure de drainage soutient le foie et les reins. C'est le réflexe phyto le plus utile de l'automne : bardane, pissenlit, artichaut, ou le mélange détox foie et reins.
Une cure courte d'échinacée aide le cheval à mieux résister au froid et à l'humidité.
Garder les membres au sec est la meilleure prévention de la gale de boue. Inspectez et séchez les paturons, et intervenez dès les premières croûtes avec un baume maison.
Anticipez le froid en soutenant les articulations : harpagophytum (interdit en compétition), curcuma, ou la pâte dorée de curcuma.



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À l’automne, l’herbe est plus riche en sucres (fructanes) à cause des nuits froides et du soleil de journée. Cela peut perturber la flore intestinale et provoquer coliques ou crottins mous.
Soutien conseillé : fenouil, camomille, psyllium.
La mue coûte cher en énergie et en minéraux. Brosser quotidiennement aide à éliminer les poils morts, et un apport en ortie, bardane et levure de bière soutient la peau et la repousse du poil.
Les seniors sont plus sensibles aux raideurs et aux coups de froid.
Oui. Même s’il vit au pré, son organisme subit le changement d’herbe, la baisse de luminosité et l’humidité. Une cure courte de drainage et un apport minéral léger sont bénéfiques.