Comment utiliser le lin chez le cheval : digestion, poil, articulations
Le lin est l’une des plantes les plus utilisées en alimentation équine, notamment pour la santé digestive, la peau, le poil et les articulations. Pourtant, entre graines de lin, lin bouilli et huile de lin, son utilisation reste parfois mal comprise.
Cet article vous aide à comprendre comment utiliser le lin chez le cheval, en toute sécurité et de façon adaptée à ses besoins.

Fiche signalétique du lin
Nom commun : Lin
Nom botanique : Linum usitatissimum
Parties utilisées : graines (entières ou moulues), huile extraite des graines
Formes courantes :
- Graines de lin entières
- Graines de lin cuites (lin bouilli)
- Huile de lin (première pression à froid)
Principaux constituants :
- Oméga-3 (acide alpha-linolénique)
- Mucilages
- Fibres solubles
- Lignanes (antioxydants)
Bienfaits principaux du lin chez le cheval
Soutien digestif et intestinal
Les mucilages contenus dans les graines de lin forment un gel protecteur au contact de l’eau.
Ils apaisent la muqueuse digestive, favorisent un bon transit et sont particulièrement intéressants chez :
- les chevaux sensibles de l’estomac,
- les chevaux sujets aux coliques,
- les chevaux âgés.
Qualité du poil, de la peau et des sabots
Grâce à sa richesse en oméga-3, le lin contribue à :
- un poil plus brillant,
- une peau plus souple,
- une meilleure qualité de corne.
Soutien articulaire et inflammatoire
Les oméga-3 participent à la régulation de l’inflammation, ce qui fait du lin un allié intéressant pour les chevaux âgés, arthrosiques ou en travail régulier.
Pour quelles pathologies le lin peut-il aider chez le cheval ?
Le lin n’est pas un traitement médical, mais un soutien nutritionnel et fonctionnel intéressant dans plusieurs situations fréquentes chez le cheval. Son intérêt dépend de sa forme d’utilisation (lin bouilli ou huile de lin) et du profil du cheval.
Troubles digestifs et intestinaux
Le lin est surtout reconnu pour son action digestive, grâce à ses mucilages.
Il peut être utile en cas de :
- sensibilité digestive chronique,
- tendances aux coliques spasmodiques ou de transit,
- irritations de la muqueuse digestive,
- chevaux stressés avec digestion perturbée,
- chevaux âgés avec transit ralenti.
Forme la plus adaptée : lin bouilli.
Ulcères gastriques (en accompagnement)
Le lin bouilli peut contribuer à :
- protéger la muqueuse gastrique,
- limiter l’irritation liée à l’acidité,
- améliorer le confort digestif global.
Il ne remplace jamais un traitement vétérinaire, mais peut être intégré dans une approche globale (alimentation, gestion du stress, ration).
Forme la plus adaptée : lin bouilli, bien cuit.
Troubles inflammatoires et articulaires
Grâce à sa richesse en oméga-3, le lin peut participer à la modulation de l’inflammation.
Il est souvent utilisé chez :
- les chevaux arthrosiques,
- les chevaux âgés,
- les chevaux au travail régulier ou intensif,
- après une période d’immobilisation.
Forme la plus adaptée : huile de lin (ou lin bouilli en complément).
Problèmes de peau et de poil
Le lin peut aider en cas de :
- poil terne ou piqué,
- peau sèche ou inconfort cutané,
- chute de poil excessive hors mue,
- soutien lors des périodes de transition saisonnière.
Forme la plus adaptée : huile de lin.
Soutien chez le cheval senior
Chez le cheval âgé, le lin peut apporter :
- un soutien digestif doux,
- une aide au confort articulaire,
- une amélioration de l’état général (poil, vitalité).
Forme recommandée : lin bouilli à doses modérées, éventuellement associé à une petite quantité d’huile.
Chevaux maigres ou en difficulté de reprise d’état
Le lin peut être intéressant pour :
- apporter de l’énergie sans excès d’amidon,
- soutenir la digestion lors de la reprise d’état,
- améliorer l’assimilation de la ration.
Toujours introduire progressivement.
Forme adaptée : lin bouilli + huile de lin (selon tolérance).
Cas où le lin doit être utilisé avec prudence
Le lin n’est pas toujours indiqué, ou doit être adapté chez :
- les chevaux avec pathologies hépatiques avérées,
- les chevaux très sensibles aux matières grasses,
- les chevaux sous traitements médicamenteux lourds.
Dans ces situations, un avis professionnel est recommandé.
Comment donner le lin à son cheval ?
Le lin bouilli (graines de lin cuites)
C’est la forme traditionnelle et la plus sécurisée. Pourquoi le cuire ?
- La cuisson neutralise les composés potentiellement toxiques (glycosides cyanogènes).
- Elle rend les mucilages pleinement actifs.
Comment préparer le lin bouilli ?
- Faire tremper ou cuire les graines dans l’eau (10–15 minutes minimum).
- Obtenir une texture gélatineuse.
- Laisser refroidir avant distribution.
Le lin bouilli est idéal pour la digestion et la protection intestinale.
L’huile de lin
L’huile de lin est une source concentrée d’oméga-3, mais ne contient plus de mucilages.
À retenir :
- Elle soutient surtout la peau, le poil et l’inflammation.
- Elle doit être fraîche, conservée à l’abri de la lumière et du chaud.
- Elle rancit rapidement.
L’huile de lin ne remplace pas le lin bouilli pour l’estomac.
Lin bouilli vs huile de lin : quelle différence ?
Dosage recommandé du lin chez le cheval
Lin bouilli (graines cuites)
- Cheval adulte (500 kg) : 50 à 100 g de graines sèches par jour
- Poney / jeune cheval : 20 à 50 g par jour
- Cheval âgé ou sensible : commencer bas, augmenter progressivement
Peut être donné en cure de 3 à 6 semaines, ou ponctuellement en soutien digestif.
Huile de lin
- Cheval adulte : 30 à 60 ml par jour
- Cheval au travail / arthrosique : jusqu’à 80 ml max
- Poulain / jeune cheval : uniquement sur avis professionnel
Toujours introduire progressivement.
À quoi faut-il faire attention ?
Toxicité et sécurité
- Les graines de lin crues et non cuites peuvent être problématiques en grande quantité.
- La cuisson est indispensable pour un usage régulier.
- Ne jamais donner de lin moisi ou rance.
Chevaux à risque
Prudence chez :
- les chevaux avec troubles hépatiques sévères,
- les chevaux sous traitement médicamenteux spécifique,
- les chevaux très sensibles aux matières grasses.
Dans ces cas, adapter les doses ou demander conseil.
Questions fréquentes – Le lin pour le cheval
Peut-on donner du lin tous les jours à un cheval ?
Oui, à condition de respecter les doses et de privilégier le lin bouilli ou des cures régulières plutôt qu’un usage excessif permanent.
Le lin est-il bon pour les ulcères chez le cheval ?
Le lin bouilli est souvent utilisé en soutien digestif grâce à ses mucilages, mais il ne remplace pas un suivi vétérinaire.
Peut-on donner du lin à un poulain ?
Oui, en très petites quantités et avec prudence. Le système digestif étant encore immature, l’introduction doit être progressive.
Huile de lin ou graines de lin : que choisir ?
Tout dépend de l’objectif :
- digestion → lin bouilli
- peau, poil, inflammation → huile de lin
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